Depuis plus d’un an, Hinda travaille pour voir émerger sa marque de bijoux de luxe pour cheveux appelée Opaliza. Un nom tiré de la pierre fine opale, un minéral qui signifie en sanskrit « pierre précieuse ». Le suffixe Liza est un clin d’œil à la reine Élisabeth II et à ses couronnes somptueuses. D’où l’ambition : proposer aux femmes des bijoux de cheveux pour les rendre heureuses et devenir l’espace d’un instant des reines, elles aussi…

La première fois que vous rencontrez Hinda, la douceur de son visage vous reste en mémoire. Elle vous sourit et vous n’avez qu’une envie : s’asseoir à une terrasse de café et faire un brin de causette avec elle. Très vite, vous comprenez que derrière ce visage angélique se cache une serial entrepreneuse, déterminée et exigeante. Hinda parle d’Opaliza avec passion, son premier né. Car elle est aussi mère de jumeaux.

L’histoire commence quelques années auparavant. La jeune femme se marie et recherche pour le jour J, une pièce spéciale pour parer sa chevelure. Elle souhaite un accessoire cheveu unique pour sublimer coiffure. Mais à part quelques pièces qu’elle aperçoit place Vendôme et les bijoux fantaisies, ses recherches sont infructueuses. Elle reste sur sa frustration, elle qui souhaitait une pièce qui lui ressemble et qu’elle aurait pu transmettre… Elle se marie sans trouver la perle rare.

Retour au bled…

Hinda est née en France en 1979 de parents marocains. Ses parents sont arrivés dans l’Hexagone au début des années 70. Elle est le quatrième enfant d’une famille de six. Son père, après avoir travaillé dans l’hexagone dans l’automobile, décide de changer de vie à la suite d’une rencontre. Direction alors l’Italie, la Sicile plus exactement pour créer son entreprise de linge de maison. La famille s’installera au Maroc pour permettre aux enfants de connaître leur culture, leur langue. Une volonté de transmettre qui il est et d’où il vient…

Les années passent, les enfants grandissent. Hinda obtient un bac S et opte pour des études de commerce. Même si son choix de départ s’orientait vers la médecine ou l’architecture. Adn familial ? Elle décide aussi de revenir en France, son pays natal. Sa façon de vous décrire ses difficultés de jeunesse est émouvante. Car si aujourd’hui elle remercie son père pour son héritage culturel marocain, le retour au bled, les années auparavant, lui avait laissé un arrière-goût dans la bouche. À l’époque, elle se sentait perdue dans un pays qui n’était pas encore le sien et dont elle ignorait la langue, la culture, les codes.

Une vie entre deux rives.

En France, elle trouve son équilibre. Mais de son propre aveu, elle reste très attachée au Maroc : « je ne peux pas vivre au Maroc mais je ne peux rester en France sans aller au Maroc… » Elle complète son instruction notamment avec un DESS commerce international, fait un stage de fin d’étude et se demande si elle ne doit pas rentrer travailler au sein de l’entreprise familiale. Mais comme son père quelques années auparavant, une rencontre va être décisive. On lui propose de rejoindre l’équipe d’une start up. Elle va aider cette jeune pousse à écrire son histoire et participer à une belle aventure. Elle y restera dix ans. Ce poste à responsabilité sera une révélation. L’expérience en poche, Hinda veut créer sa propre entreprise et sa propre histoire. Pas celle de sa famille, ni celle d’une autre entreprise mais la sienne. Et elle s’appellera Opaliza.

Sa frustration donc est devenue une idée à challenger. Très vite, elle imagine une collection haute joaillière pour les cheveux. Lucide, Hinda sait qu’elle arrive dans un monde sans aucune connaissance, sans aucun contact et sans les compétences. Qu’à cela ne tienne ! Elle décide tout de même de tester le potentiel. Elle démissionnera donc pour se lancer. Elle travaille son concept, contacte les grandes écoles. HEC la retient pour une formation en entreprenariat. Elle prend confiance, elle est motivée, durant un an elle va préparer, affiner, éprouver son idée. Jusqu’à en faire un projet et le concrétiser en créant son entreprise. Au même moment, elle a l’heureuse surprise d’apprendre qu’elle va être maman.

Le monde secret de la joaillerie de luxe

La tâche devient moins simple d’autant que c’est une grossesse gémellaire. La jeune femme reste néanmoins optimiste, persévérante : principales qualités de l’entrepreneur. La jeune femme peaufine sa marque. Ses références sont Van Cleef & Arpels, Mikimoto, Bulgari et bien sûr Cartier. Elle trouve une personne qui fera les croquis de ses créations. Elle cherche des ateliers, encore et encore… Une porte s’ouvre et elle peut enfin pénétrer un monde exigeant et fermé. Obstacles franchis, elle rencontre des artisans, des sertisseurs, des diamantaires, et partagent avec eux des valeurs (l’amour du travail bien fait), un esprit (la solidarité), leur savoir (inestimable)…

Elle travaille alors d’arrache pied pour donner vie à toute une collection : serre tête sertie de diamants, barrette et épingle à cheveux pour orner chignon et autres coiffures, headband (bandeau) et couronnes pour satisfaire futurs mariées. Ses créations sont des petits bijoux de luxe, des ornements de pierres précieuses et de matériaux nobles prêts à fleurir sur les têtes féminines.

Aujourd’hui Opaliza est en phase de lancement. Le chemin est encore long pour en faire une maison française incarnant l’excellence. Mais d’ores et déjà la poésie luxueuse d’Opaliza est là et on a hâte de découvrir ça…

 

Opaliza – Bijoux de luxe pour cheveux. À découvrir bientôt.